Le Royaume-Uni s’apprête à connaître son septième Premier ministre en un peu plus de dix ans. Keir Starmer, à la tête du gouvernement travailliste depuis juillet 2024, a annoncé sa démission ce lundi, cédant à la pression croissante de son propre camp. Le maire du Grand Manchester, Andy Burnham, s’est immédiatement déclaré candidat pour lui succéder au poste de Premier ministre.
Une pression interne insoutenable
Depuis plusieurs semaines, la tension montait au sein du Parti travailliste. La débâcle électorale du 7 mai lors des élections locales avait considérablement affaibli la position de Keir Starmer. Les sondages plaçaient le Labour derrière le parti de Nigel Farage et les conservateurs regagnaient du terrain. La victoire d’Andy Burnham à l’élection partielle dans le nord-ouest de l’Angleterre vendredi dernier a constitué un tournant décisif. Cette élection partielle, tenue dans la circonscription d’Ashton-in-Makerfield, était perçue comme un test pour la direction de Starmer, et le résultat a clairement montré que les militants plaçaient leurs espoirs ailleurs.
Plus d’une centaine de députés travaillistes, soit près d’un quart du groupe parlementaire, réclamaient son départ. Des figures importantes du gouvernement, dont la ministre des Affaires étrangères Yvette Cooper, avaient exhorté le Premier ministre à fixer une date pour son départ. Des réunions secrètes s’étaient tenues pendant le week-end pour organiser la transition
Source: RTBF News