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Tennis : toujours blessée, Emma Raducanu renonce à participer à l’US Open

Aug 04, 2026  Twila Rosenbaum  6 views
Tennis : toujours blessée, Emma Raducanu renonce à participer à l’US Open

La nouvelle est tombée comme un couperet pour les supporters du tennis britannique. Emma Raducanu, numéro un de la délégation anglaise et 49e joueuse mondiale, ne participera pas à l’US Open. La jeune femme de 23 ans n’est pas encore complètement remise de sa blessure à la jambe droite, une fracture de fatigue qui l’avait déjà contrainte à déclarer forfait pour Wimbledon. Alors que le dernier tournoi du Grand Chelem de la saison doit se disputer du 30 août au 13 septembre, la Britannique a été obligée de jeter l’éponge, une décision déchirante pour celle qui avait marqué l’histoire de la discipline il y a cinq ans.

Une absence prévisible mais tout aussi douloureuse

Les signes alarmants s’étaient multipliés ces dernières semaines. Emma Raducanu n’avait pas repris l’entraînement intensif sur les courts new-yorkais, et son nom n’apparaissait déjà plus sur les listes de participants aux tournois de préparation de l’US Open. La fracture de fatigue diagnostiquée pendant la saison sur gazon s’est révélée plus tenace que prévu. Les examens médicaux passés en début de semaine ont confirmé que la jambe droite n’était pas suffisamment consolidée pour supporter les exigences du jeu sur dur.

Le staff de la joueuse a préféré privilégier une guérison complète plutôt que de précipiter un retour qui aurait pu aggraver la blessure. C’est un nouveau coup dur dans une carrière déjà marquée par une série d’avatars physiques. Depuis son titre inattendu à l’US Open en 2021, Raducanu a passé plus de temps à l’infirmerie que sur les courts, multipliant les blessures aux poignets, à la cheville, au dos et désormais à la jambe. Chaque éclaircie semble systématiquement suivie d’une rechute.

Le souvenir d’un conte de fées new-yorkais

Le lien entre Emma Raducanu et l’US Open est particulier, presque mythique. En 2021, alors âgée de 18 ans, elle était sortie des qualifications pour conquérir le titre, un exploit unique dans l’ère Open. Personne, avant elle, n’avait réussi à remporter un Grand Chelem après avoir disputé les trois tours préliminaires. Son parcours express, sans perdre un set, avait sidéré le monde du tennis. Elle avait éliminé plusieurs têtes de série, dont la Biélorusse Aryna Sabalenka en demi-finale et la Canadienne Leylah Fernandez en finale, dans une quinzaine qui restera gravée dans les mémoires.

Ce triomphe avait fait d’elle une star planétaire du jour au lendemain, avec des contrats publicitaires mirobolants et une attente démesurée. Mais ce succès précoce s’est transformé en fardeau. Les blessures, les changements d’entraîneurs répétés et la pression médiatique ont érodé sa confiance et sa progression. À 23 ans, elle n’a plus atteint les quarts de finale d’un Grand Chelem depuis ce fameux été new-yorkais.

Une saison en dents de scie

L’année 2026 devait être celle de la renaissance. Après une fin de saison 2025 encourageante, Raducanu avait affiché des ambitions claires : retrouver le top 30 et jouer les premiers rôles dans les grands rendez-vous. Elle n’a finalement disputé que neuf tournois, loin du programme habituel d’une joueuse de son rang. Une infection virale contractée au Moyen-Orient en début de saison l’a éloignée des courts pendant deux mois et demi. Elle avait dû déclarer forfait à Dubaï, où elle avait pourtant signé un week-end de rêve en battant plusieurs joueuses du top 20 avant de céder en finale.

Son retour sur gazon avait été salué par les observateurs. Finaliste au Queen’s, elle avait montré un niveau de jeu proche de son meilleur, avec un service plus solide et des coups droits plus profonds. Les spécialistes voyaient en elle une sérieuse candidate pour Wimbledon, avant que cette satanée jambe droite ne la contraigne à l’abandon. La désillusion avait été immense, mais elle restait confiante pour la tournée américaine. Aujourd’hui, c’est tout un été qui s’effondre.

Le chiffre qui inquiète : 21 matches en une saison

Le bilan comptable est impitoyable. En 2026, Emma Raducanu n’a disputé que 21 matches au total, toutes compétitions confondues. C’est très peu pour une joueuse censée rivaliser avec l’élite mondiale. À titre de comparaison, les leaders du circuit, comme la Polonaise Iga Swiatek ou la Biélorusse Sabalenka, en ont déjà disputé plus du double à la même période. Cette inactivité forcée a des conséquences directes sur son classement et sur son rythme de jeu.

La question de sa préparation physique se pose avec acuité. Certains observateurs pointent du doigt un management peut-être trop offensif dans les rechutes, tandis que d’autres évoquent une malchance persistante. Quoi qu’il en soit, le corps de la championne semble ne pas suivre les ambitions de son mental. Les semaines de repos ont certes permis de soigner la fracture, mais la préparation pour la suite s’annonce compliquée.

Un avenir en pointillé

Ce forfait à l’US Open soulève des interrogations sur l’avenir d’Emma Raducanu. À 23 ans, elle est encore jeune, mais le tennis féminin évolue vite et la concurrence est féroce. Les joueuses de sa génération, comme Coco Gauff ou Jessica Pegula, ont déjà engrangé des titres et une expérience précieuse dans les grands rendez-vous. Raducanu reste sur un statut particulier, celui d’une ancienne lauréate de Chelem en quête de continuité.

Du côté de la Fédération britannique, on affiche un soutien sans faille. Les médecins de l’équipe nationale travaillent main dans la main avec le staff privé de la joueuse afin de définir un programme de reprise adapté. L’objectif immédiat est de retrouver une pleine santé, sans précipitation. Le circuit intérieur en salle, à l’automne, pourrait constituer une première étape, à condition que la jambe ne présente plus aucune fragilité.

Certains observateurs estiment que Raducanu devrait envisager un changement de calendrier plus léger, à l’image de ce que fait la Suissesse Belinda Bencic, qui a su gérer ses pépins pour prolonger sa carrière. D’autres estiment qu’elle doit au contraire enchaîner les tournois pour retrouver le goût de la compétition et dissiper le fameux syndrome de la page blanche après un exploit précoce.

La santé avant tout, la revanche pour plus tard

Dans son communiqué, Emma Raducanu a voulu rassurer ses fans : elle est déterminée à revenir plus forte. « J’ai pris cette décision avec tristesse, mais je sais que c’est la bonne. Je dois écouter mon corps et ne pas prendre de risques inutiles. J’ai encore de belles années devant moi », a-t-elle confié, non sans émotion. Ses mots traduisent une maturité nouvelle, celle d’une joueuse qui a appris, à ses dépens, que la patience est une arme.

Les New-Yorkais n’ont pas oublié son triomphe et lui avaient réservé un accueil chaleureux lors de ses dernières apparitions à Flushing Meadows. Son absence cette année laissera un vide, mais le public sait qu’il pourra la revoir dans le futur, peut-être dès l’édition 2027.

En attendant, la Britannique va poursuivre sa rééducation. Elle devra observer un repos strict pendant encore plusieurs semaines avant de reprendre progressivement les exercices physiques. Le port d’une protection à la jambe droite sera prolongé. Les prochains rendez-vous sont programmés pour la tournée asiatique en fin d’année, avec les tournois de Tokyo ou Pékin si la guérison est totale.

Un manque cruel pour le circuit féminin

La carrière d’Emma Raducanu est un paradoxe. Elle a conquis l’un des trophées les plus prestigieux du tennis mondial, mais elle n’a jamais réussi à enchaîner sur une carrière linéaire. Sa notoriété dépasse pourtant son classement, et chaque annonce de forfait suscite une émotion considérable. L’US Open perd l’un de ses personnages les plus attachants, capable de remplir un court par sa seule présence.

Avec ce retrait, le tableau du dernier Grand Chelem de la saison s’est un peu plus dégagé du côté britannique. Les espoirs reposent désormais sur d’autres joueuses, comme Harriet Dart ou Boulter, mais aucune ne bénéficie du même aura. Raducanu incarne cette promesse de l’exploit improbable, et son histoire continue de fasciner bien au-delà des frontières du tennis.

Il faudra attendre 2027 pour peut-être retrouver la Britannique à Flushing Meadows. Le rendez-vous est d’ores et déjà noté dans les agendas des observateurs. D’ici là, Emma Raducanu devra trouver la clé pour enfin se libérer de cette spirale de blessures qui lui gâche sa carrière. Le talent est intact, l’envie toujours présente. Mais la santé reste une donnée imprescriptible, comme elle le rappelle elle-même : « Sans une bonne santé, il n’y a pas de tennis. » Une phrase qui en dit long sur la priorité du moment.


Source: MSN News


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