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Elle sonne 133 fois chez Jungkook (BTS) : la justice sud-coréenne tranche et prend une décision radicale

Jun 27, 2026  Twila Rosenbaum  6 views
Elle sonne 133 fois chez Jungkook (BTS) : la justice sud-coréenne tranche et prend une décision radicale

Un soir de décembre, dans un immeuble chic de Séoul, l'interphone de Jeon Jungkook, 28 ans, star mondiale de la K‑pop et membre de BTS, se met à sonner. Une fois. Dix fois. Cent fois. Au total, 133 sonneries en quelques minutes. De l'autre côté de la porte, une jeune femme refuse de partir. Elle vient du Brésil, elle dit aimer son idole plus que tout. Ce soir‑là, elle ne le sait pas encore, mais sa vie va changer de pays.

Cette fan brésilienne de Jungkook s'appelle Daliane Ferreira. Elle a quitté son pays pour se rapprocher de son chanteur préféré, jusqu'à louer un logement dans le même quartier de Séoul. Au début, ce n'est qu'une fascination de plus dans l'océan du fandom K‑pop. Aujourd'hui, Daliane Ferreira est condamnée pour harcèlement et pourrait être expulsée de Corée du Sud. Pour un coup de sonnette de trop.

De la première visite aux 133 sonneries : quand l'obsession s'installe

Tout commence le 7 décembre 2025. Daliane Ferreira repère l'adresse de Jungkook dans le district de Yongsan, à Séoul. Elle tourne longuement autour de la propriété, jette de petits objets par‑dessus la clôture, glisse des lettres dans l'entrebâillement de la porte. Dans ces messages, elle se dit « en manque d'amour ». Le tribunal de Séoul parlera plus tard d'un « niveau d'obsession extrême », après avoir compté environ 22 visites en un mois.

Le 12 décembre, l'obsession franchit un seuil. Cette nuit‑là, elle reste devant l'interphone et appuie encore et encore : 133 sonneries d'affilée. Quelques jours plus tard, le 13 décembre, elle tente de s'introduire sur la propriété en suivant un livreur de repas par une porte annexe. Arrêtée, puis relâchée le lendemain, elle reçoit l'ordre de ne plus remettre les pieds près du domicile de Jungkook. Elle revient pourtant, au mépris d'un ordre d'éloignement qui lui interdit d'approcher à moins de 100 m. En février 2026, la police transmet finalement son dossier au procureur.

Un an de prison avec sursis… et un aller simple vers le Brésil

En juin 2026, le tribunal de district de Séoul rend son verdict. Daliane Ferreira est jugée coupable en vertu de la loi anti‑stalking sud‑coréenne, ainsi que d'intrusion illégale et de violation de la loi sur l'immigration, son visa ayant expiré. Peine prononcée : un an de prison, assorti d'un sursis de deux ans. Elle devra suivre 40 heures d'un programme de réhabilitation pour auteurs de harcèlement, n'a plus le droit d'approcher Jungkook ni son domicile à moins de 100 m, ni de le contacter en ligne ou par téléphone. Et, à l'issue de la procédure, elle doit être renvoyée au Brésil.

Pour les juges, le message est clair : en Corée du Sud, le harcèlement de célébrités n'est plus traité comme une simple excentricité de fan. La Stalking Punishment Act, entrée en vigueur récemment, permet de sanctionner pénalement des comportements répétés qui font naître la peur ou la détresse chez la victime. Selon la presse coréenne, être fan n'excuse pas des actes comme :

  • attendre régulièrement un artiste devant son domicile ou son parking,
  • sonner à de multiples reprises à son interphone,
  • suivre un idol jusque chez lui ou tenter d'entrer derrière un livreur.

Pour un étranger en situation irrégulière, la combinaison condamnation plus visa expiré signifie presque toujours l'expulsion.

K‑pop, fantasmes de fans et réalité des frontières

Cette affaire ne tombe pas de nulle part. Elle éclate alors que Jungkook est au cœur d'une polémique : en ligne, des fans traquent les moindres indices d'une relation supposée avec Winter, du groupe aespa, parlant de « preuves » et adoptant des attitudes de « sasaengs », fans harceleurs qui oublient qu'un idol reste un être humain.

Pour les fans étrangers, la règle est simple : violer la vie privée d'un idol, c'est prendre le risque d'être expulsé.

BTS, le groupe qui a popularisé la K‑pop dans le monde entier, compte sept membres : RM, Jin, Suga, J‑Hope, Jimin, V et Jungkook. Depuis leurs débuts en 2013, ils ont accumulé des millions de fans, mais aussi une frange de fans extrêmes appelés « sasaengs ». Ces derniers n'hésitent pas à s'introduire dans les domiciles, à voler des objets personnels ou à suivre les idoles dans leurs déplacements. La Corée du Sud a renforcé sa législation en 2021 avec la Stalking Punishment Act, qui prévoit jusqu'à trois ans de prison ou une amende de 30 millions de wons.

Jungkook, né le 1er septembre 1997 à Busan, est le plus jeune membre de BTS. Il est connu pour sa voix puissante, ses talents de danseur et son charisme sur scène. En dehors de la scène, il mène une vie discrète, mais sa notoriété attire malheureusement des comportements obsessionnels. En 2022, un fan avait déjà été arrêté pour avoir tenté de pénétrer dans sa chambre d'hôtel à Séoul.

L'affaire Ferreira met en lumière les limites de la relation entre idoles et fans. Si l'admiration est légitime, elle ne doit pas franchir la ligne du harcèlement. La décision de justice sud‑coréenne envoie un signal fort : même venant de l'étranger, le harcèlement est puni et l'expulsion est une conséquence réelle.

Au-delà du cas individuel, cette histoire soulève des questions sur la santé mentale des fans qui développent une obsession pathologique. Les experts appellent à une meilleure éducation sur la célébrité et la vie privée, ainsi qu'à un soutien psychologique pour les personnes vulnérables. Les agences de divertissement, comme Big Hit Music (label de BTS), renforcent également la sécurité de leurs artistes, avec des systèmes de surveillance et des gardes du corps 24h/24.

Daliane Ferreira, après son arrestation, a exprimé des remords face au tribunal. Elle a déclaré avoir agi sous l'emprise d'une « obsession amoureuse » et ne pas avoir réalisé la gravité de ses actes. Le tribunal a tenu compte de cette déclaration pour accorder un sursis, mais l'expulsion reste obligatoire en raison de l'expiration de son visa. Elle devrait être rapatriée au Brésil dans les semaines suivant le jugement, avec une interdiction de retour en Corée du Sud pour plusieurs années.

Cette affaire rappelle que la K‑pop, malgré son image glamour, a aussi une face sombre où des fans franchissent les limites. La justice sud‑coréenne, souvent critiquée pour sa clémence envers les sasaengs, a cette fois montré sa fermeté. Il est à espérer que cette décision dissuade d'autres fans de commettre des actes similaires, et protège mieux les artistes qui méritent une vie privée paisible.


Source: MSN News


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